CE QUE TU AS FAIT DE MOI de Karine GIEBEL

Publié le par livrement_ka

CE QUE TU AS FAIT DE MOI de Karine GIEBEL

Titre : CE QUE TU AS FAIT DE MOI

Auteur : Karine GIEBEL

Editions : Belfond

Genre : Thriller

Date : 2019 (novembre)

Nombre de pages : 550

 

 

ACHAT

 

 

Résumé :

Personne n’est assez fort pour la vivre.
Personne n’est préparé à l’affronter, même si chacun la désire plus que tout.
La passion, la vraie…
Extrême.
Sans limites.
Sans règles.
On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j'avais plongé seul...
 
Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?
 
Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié.
 
Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?
 
Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin.

 
La passion selon Karine Giebel… conduit forcément à l’irréparable.

 

 

Informations sur l'auteur 

Un grand merci au site Bepolar grâce auquel j'ai été sélectionné pour lire en avant première et chroniquer le dernier livre de Karine Giebel.

Et un grand merci à Mélanie de chez BELFOND pour cet envoi.

Grande collectionneuse de prix littéraires et maître ès thrillers psychologiques, Karine Giebel est née en 1971. Elle est l’auteur de Meurtres pour rédemption (collection « Rail noir », 2006), des Morsures de l’ombre (Fleuve noir, 2007) – prix Intramuros du festival de Cognac 2008 et prix SNCF du polar 2009 – et de Chiens de sang (Fleuve noir, 2008). Pour Juste une ombre (Fleuve noir, 2012), elle reçoit le prix Polar francophone du festival de Cognac et le Prix marseillais du polar en 2012. Purgatoire des innocents (Fleuve noir, 2013) confirme son talent et la consacre définitivement « reine du polar ». Après Satan était un ange (Fleuve noir, 2014), elle rejoint les éditions Belfond pour la parution de De force (2016), qui a rencontré un immense succès, de Terminus Elicius (2016) dans une nouvelle édition augmentée, puis de D’ombre et de silence (2017), un recueil de nouvelles où elle condense en quelques pages toute la force de ses romans. Les livres de Karine Giebel se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires à ce jour et sont traduits dans une douzaine de langues.

 

DEBUT DU LIVRE 

Regarde. Regarde bien...

Tu n'étais pas prêt à me rencontrer , mais qui l'est vraiment ? Qui peut se croire assez solide pour m'affronter ? 

Moi qui t'est rendu vivant, douloureusement vivant ?

 

 

A V I S

Je pose ce livre à l'instant et n'en reviens toujours pas. Est ce trop tôt pour faire la chronique ? Je suis encore dans l'ambiance du livre, ce huis-clos oppressant de deux salles d'interrogatoires, dans lesquelles deux personnes déroulent le fil de leur vie sous le regard totalement éberlué de leurs interrogateurs et collègues.

Comment la passion peut-elle conduire à commettre l'irréparable ? Qui sort vainqueur d'une passion aussi extravagante, dévorante, destructrice que celle-là ?

Et pourtant il en faut beaucoup aux flics pour les étonner. Mais alors là, l'auteure a sorti la grande artillerie.

 

Nous sommes là parce l'irréparable a été commis.

 

On passe d'une salle à une autre, du récit de Laëtitia stagiaire qui vient d'arriver dans le commissariat, à celui de Richard commissaire, respecté et surtout admiré de tous. Un grand homme avec du charisme, une certaine carrure, une droiture et une équité aux yeux de tous.

Cette passion-poison qui va détruire nos deux personnages, va également entrer dans les veines du lecteur sans qu'il n'en prenne garde. Il va être injecté au fil de la lecture et de manière lancinante. Pas moyen de poser ce livre avant de connaître l'exacte vérité et surtout connaître tous les détails que les personnages acceptent de nous dévoiler de manière impudique mais délicate.

 

Cet homme qui avait connu quelque chose que peu de gens effleurent.

La passion, la vraie. Extrême. Sans limites. Sans règles.

 

Et ces phrases distillées tout au long du livre; qui enfoncent encore plus le clou, qui plonge un peu plus le lecteur dans cette ambiance, dans cette histoire totalement ahurissante, complètement délirante.

J'aime beaucoup ces jeux de mots, de phrases, ces répétitions qui vont apporter une force extraordinaire au récit, à la violence des mots qui décrivent l'inimaginable, l'indicible comme pour marteler l'esprit du lecteur, bousculer son âme et surtout ses convictions. Où est la limite entre le bien et le mal ? 

De nombreuses expressions très imagées permettent également une représentation des scènes .

 

Les genoux sur le tapis, la tête sur le sofa, j'inondais les coussins d'une averse de sel amer et brûlant. Je tapais du poing, je mordais le tissu.

 

La souffrance endurée par les personnages est tellement bien retranscrite par l'auteure que par moment j'avais de l'empathie voire de la pitié pour eux. Puis j'arrivais à reprendre le dessus et à me dire que le drame qui était arrivé était dû à cette passion totalement animale, bestiale.

 

 

 

Cette auteure que je ne connais que trop peu, mais qui a un magnifique prénom (lol) a une plume magnifique, accrocheuse, captivante, efficace, bref comme dirait l'autre : elle a tout d'une grande.

Elle réussit à jongler avec deux scènes de telle manière que jamais on ne se pose la question de savoir qui parle. Tout est calculé et posé sur le papier comme il se doit.

Difficile de fabriquer une histoire basée uniquement sur des récits, des souvenirs, mais là j'avais l'impression de vivre chaque scène, chaque événement aux côtés des protagonistes, d'assister à toute cette violence, tout ce désir, toute cette haine.

Karine GIEBEL réussit à construire tout un scénario autour de l'expression : Avoir quelqu'un dans la peau ! une passion qui vire à l'obsession, et même à la survie.

 

Ce maître chanteur. Ce maître devenu esclave. Esclave de cette chose fabuleuse et fatale.

 

Puis le sentiment de vengeance va prendre le pas pendant une grande partie de l'histoire et comme on dit la vengeance est un plat qui se mange très froid, mais ici il se déguste... quoique....

Mais au final, les deux versions seront-elles identiques ? Comment arriver à démêler le vrai du faux et surtout réussir à garder son sang froid et du recul face à une situation qui pourrait dépasser le plus grand nombre.

 

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Je ne sais pas ce que j'ai le plus apprécié :

- la violence de la plume de l'auteure,

En effet quelques fois certaines expressions n'ont pas leur place dans un livre. Mais là on dirait que tout s'imbrique, tout mot toute phrase a sa place.

- le travail de ses personnages troublants et ambivalents à l'extrême

Dans un autre contexte, les caractères des deux personnages auraient pu semblé un peu trop caricaturés ou peu vraisemblables, mais ici ils sont tout à leur image et reflètent même une certaine réalité qui peut faire peur

- le décor assez particulier

Plus de 500 pages pour un huis clos ? je craignais certains passages un peu long. Mais non j'ai dévoré ce livre en deux jours et quelques pages de plus ne m'auraient pas gênée.

Tout me semble réussi.

 

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Le titre est tellement représentatif de l'histoire, qu'en une phrase il la résume. Comment une personne peut voir sa vie basculer suite à une simple rencontre.

La couverture ne m'a pas transcendée, même si elle est jolie. Je me serais attendue à quelque chose de plus fort de plus violent.

Petit plus pour l'absence de certains détails qui auraient pu noyer l'histoire : comme le fait de résumer le nom des villes à une simple lettre ; L. ou R. L'histoire est suffisamment riche et plus de détails sur des faits sans grande importance aurait pu alourdir le texte.

Là, l'auteure va à l'essentiel, même s'il est complexe et dense. Le lecteur peut focaliser son attention sur le récit de Laëtitia et Richard.

 

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Je pense que je termine gentiment cette année 2019 en ayant trouvé mon coup de coeur.

Une véritable ovation pour Karine GIEBEL et son dernier bébé très réussi.

 

Véritable idée de cadeau pour Noël pour vos proches ou vous-même.

 

 

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Publié dans thriller

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