SOUS LE SILENCE DE LA LUNE D'Elisabeth Lam

Publié le par livrement_ka

SOUS LE SILENCE DE LA LUNE D'Elisabeth Lam

Titre : SOUS LE SILENCE DE LA LUNE

Auteur : Elisabeth Lam

Editions : Lanore

Genre : témoignage

Date : 2019

Nombre de pages : 115

 

 

ACHAT

 

 

Résumé :

Sous-titre : Témoignage d’une rescapée des Khmers rouges

Il est toujours déchirant d’être privé de son enfance, pire encore de l’être dans la violence, le dénuement et l’arbitraire. Il est toujours difficile d’être arraché à son pays natal, pire encore de l’être dans l’angoisse, l’incertitude et, souvent, l’indifférence.
Ce fut le lot de tous ceux qui vécurent au Cambodge, sous le joug des Khmers rouges, et c’est cette expérience que nous livre Elisabeth après bien des années, ces années qui lui furent nécessaires pour exorciser enfin cette douloureuse époque de sa vie, et se souvenir, parfois avec douceur, de son pays.

 

Informations sur l'auteur 

Alors pour la petit histoire, il s'agit de la collègue de travail d'une de mes amies. Un jour à l'école, mon amie me demande si j'accepterais de chroniquer un livre sur une rescapée des khmers rouges. J'ai bien évidemment dit oui, et je ne le regrette pas.

Elisabeth Lam (Kim Mey avant sa naturalisation), née au Cambodge en 1964, a vécu 4 années sous le regime des Khmers rouges, puis 2 années dans les camps de réfugiés thaïlandais avant d’arriver en France en 1981. Elle exerce le métier d’opticienne et signe ici son premier récit.

Elle est éditée aux éditions LANORE

 

DEBUT DU LIVRE 

 

Le temps s'écoule inexorablement, comme tout à chacun, tant de chemins escarpés j'ai parcouru, tant d'abîmes j'ai franchi.

 

 

A V I S

Un témoignage comme il n'est pas donné d'en lire tous les jours.

Une rescapée des khmers rouges va raconter sa vie d'enfant et d'adolescence sous ce régime barbare, puis son passage dans les camps thaïlandais pendant deux ans.

Avec des mots justes, des mots d'enfants confrontés à la peur et à l'horreur, l'auteure va transporter le lecteur au fin fond du Cambodge, là où elle a vécu avec sa famille.

Un récit difficilement acceptable dès lors que la violence s'abat sur des personnes pour d'obscures raisons, ou alors tout simplement sans raison.

Comment en l'espace de quelques temps, les cambodgiens ont vu leur vie et leur quotidien basculer de manière imprévisible.

Alors que Kim (ancien nom de l'auteure) vit tranquillement avec ses parents et ses frère et soeurs, elle va devoir faire face à l'incompréhension de tous, et à leur plongée dans l'enfer.

 

Encore un nouveau règlement vit le jour et ce ne sera pas le dernier...

 

Des fragments de vie de l'auteur, des bribes de souvenirs posés comme elle le ressent par l'auteure avec tout son coeur. On ressent à travers ses mots la souffrance et surtout l'incompréhension qu'elle a ressentie face à tous ces événements.

Elle est confrontée à la privation de nourriture, de soins, aux travaux forcés alors qu'à son âge elle devrait tout simplement apprendre et surtout jouer et ne pas penser au pire. 

 

Discrètement , j'essayais de me nourrir avec les jeunes pousses des liserons d'eau, les petits crabes crus si j'avais la chance de les attraper sans me faire repérer par les surveillants.

 

Mais au lieu de ça, elle doit s'efforcer de survivre et de laisser ses pensées de côté.

Car en plus de les déshumaniser, de les priver de tous leurs biens matériels, les khmers rouges vont s'escrimer à faire perdre à tous leur personnalité, leurs pensées même les plus intimes.

 

Plus question de faire quelque chose sans réfléchir. Tout doit être pensé, ou fait dans un seul et unique but : satisfaire les khmers rouges.

Au fil de la lecture, on se prend à imaginer cette petite fille qui grandit au sein de cette ambiance terrifiante et qui est coupée de sa famille assez rapidement pour devenir presque une esclave. 

Difficile de croire à tout cela, même si l'on sait que ça a existé. 

Sous forme de nombreux chapitres et d'une écriture simple mais efficace, et d'un texte aéré, l'auteure réussit à captiver le lecteur en contant une histoire qui n'est autre que la sienne.

Une écriture qui peut atteindre un public large allant de l'adolescent à l'adulte. 

On a l'impression que pour l'écriture de ce livre, l'auteure s'est replongée dans ses souvenirs mais qu'elle a également retrouvé son esprit de petite fille. En effet, on a l'impression d'assister à une scène où c'est la voix de la petite fille qui parle et raconte son histoire.

Non pas que le récit soit puéril, mais il s'agit plutôt du ressenti de la plume. On a vraiment la sensation que les événements viennent de se produire et que l'auteure le raconte à une personne tierce, tout en ayant encore en elle toutes les sensations et tous les sentiments qui ont du être les siens à cette période. 

C'est difficile à décrire ce ressenti d'ouvrir les pensées d'une enfant.

 

Qu'importe leur regard, nous étions soulagés d'être arrivés et qu'une nouvelle vie nous attende.

 

Pas de scènes de violence pure, mais une terreur sous-jacente, constante et lancinante, de tout instant, tant physique que psychologique, et dont il est peu probable que vous en sortiez indemne.

Je suis ravie de constater qu'aujourd'hui l'auteure mène une vie de famille que l'on peut qualifier de normale, avec des enfants et un métier d'opticien. Mais il va sans dire que toute cette souffrance qui a été la sienne doit peupler quelques unes de ses nuits.

 

La couverture est magnifique et pleine de couleurs sombres.

Le titre est très évocateur de l'ambiance du livre.

 

Un petit plus pour les illustrations figurant un peu partout dans le livre.

 

Je vous conseille cette lecture pour en apprendre un peu plus sur cette période qui a bouleversé le Cambodge. 

 

 

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Publié dans Témoignage

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