UN VENDREDI EN FIN DE MATINEE de Jean-Philippe Bocquillon

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UN VENDREDI EN FIN DE MATINEE de Jean-Philippe Bocquillon

Titre : UN VENDREDI EN FIN DE MATINEE

Auteur : Jean-Philippe Bocquillon

Editions : auto-édité

Genre : témoignage

Date : 2016

Nombre de pages : 129

 

 

ACHAT

 

 

Résumé :

Stéphanie est morte le 25 avril 2014 et les enfants et moi on a détesté ça tout de suite. Le cancer s'était pointé sans ménagements en janvier 2010 et voilà.
J'étais dans la chambre 328 quand je l'ai entendue respirer pour la dernière fois et il y a eu une dernière pulsation sur la veine de son cou, saillante parce que le cancer l'avait bien fait maigrir. Mais seul le corps a cédé, Stéphanie n'a rien lâché. Comme d'habitude, petit soldat vaillant.
Alors avec les garçons on traverse le chaos. Ce sont des bribes qu'il y a dans ce livre, ce n'est pas une oeuvre d'art, juste des fragments désordonnés, des cartes postales aux couleurs passées, pâlies, cornées dans les coins, envoyées depuis la vallée de l'ombre de la mort.
Dieu il ne lâche rien non plus. Il s'occupe des vivants. Et au milieu du tunnel il envoie une étincelle de vie...

 

Informations sur l'auteur

J'ai rencontré l'auteur via le site Twitter. Il m'a gentiment proposé son livre pour en faire une chronique.

Ce dernier est né en 1966 près de Chalons sur Saône. Son activité professionnelle est centrée autour de l'écrit.

 

DEBUT DU LIVRE 

 

Ce n'est pas facile de mettre des mots là-dessus. Je n'ai pas l'aisance d"un Paul Auster pour le faire.

 

A V I S

Le témoignage d'un homme qui traverse un deuil épouvantable. La perte d'un être cher; d'un être qu'il a choisi par amour, et non par obligation. Pas un parent lié par le sang, non un parent lié par le coeur; sa moitié, la personne avec laquelle il pensait finir ses jours; son âme soeur, son amour et surtout la mère de ses enfants.

 

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Comment l'accompagner durant la maladie et surtout jusqu'aux portes de l'autre monde.

Comment accepter ce départ ? Soit, elle ne souffre plus, mais ceux qui restent eux sont dévastés, anéantis et surtout déboussolés.

Alors oui, la mort a été la plus forte, mais ceci n'est pas une bataille; à aucun moment on essaie de rivaliser avec elle, on essaie juste d'y échapper le plus longtemps possible. Mais malheureusement quand le mal est trop fort, l'envie de lutter et surtout les forces pour y arriver ne sont plus là.

 

Ca fait un an que tu es partie te reposer. Depuis on improvise, moi le premier.

 

Comment réussir à sortir la tête de l'eau ? Continuer à vivre oui mais pour quoi et pour qui ?

Il y a les enfants dont la vie est en train de commencer et qui vont pouvoir se raccrocher à de nouvelles choses, à l'avenir et parvenir tel un arbre plein de branches à remonter peut être plus facilement. Le manque sera toujours présent mais il se mettra en sourdine, pour leur permettre de profiter des belles choses à venir.

 

 

Mais lui, le conjoint, lui reste là sans rien pour se raccrocher si ce ne sont les souvenirs, les anecdotes, l'envie de voir vivre ses enfants.

Mais tout se rapporte à elle, elle qui a fui le monde, qui s'est échappée de la réalité, le laissant, lui confronté à son destin, et à sa survie.

Alors peut être qu'il rencontrera une personne qui lui redonnera le sourire. Nous ne pouvons que l'espérer.

La foi fait partie des éléments qui l'aident au quotidien, tout comme elle aidait Stéphanie à accepter sa maladie.

 

On était au top des chrétiens modèles. Je veux dire qu'on faisait tout pour que ça se passe bien dans la vie, pour que Dieu soit à nos côtés.

 

Un témoignage bouleversant, fort et empreint d'une souffrance mais d'une force incroyable.

Pas de pudeur; tous les sentiments prennent vie dans ce texte.

Des chapitres par ci, par là, qui retracent soit les ressentis de l'auteur, soit des anecdotes, soit cette soif d'essayer de continuer à vivre. Des idées, des pensées posées là et ici. De petits fragments de vie livrés au lecteur.

Le tout rassemblé en deux cahiers.

Une plume simple mais efficace, un texte aéré raconté tel que l'auteur le ressent. Pas de fioritures ni de langage complexe. Un récit de l'après décès vu par l

Une lecture agréable de par sa construction mais émouvant de par son thème. On ne cesse d'essayer de se mettre à la place de l'auteur, mais cela est très difficile. Seules les personnes ayant vécu un drame semblable peuvent tenter de comprendre.

 

Se souvenir des belles choses.

 

Un titre difficile car il évoque le jour de la fin de Stéphanie, ou du début d'une autre vie pour Jean-Philippe. 

Une couverture qui retrace l'état de pensée de l'auteur : perdu, noir, déboussolé.

 

Un petit livre qui contient peu de pages mais une histoire forte vécue malheureusement par beaucoup d'entre nous. 

 

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Je vous conseille ce livre qui semble avoir été un exutoire pour l'auteur. Souhaitons lui d'arriver à trouver des raisons de continuer à vivre sa vie et de profiter des plaisirs de cette vie.

 

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