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Chroniqueuse littéraire - Inspirations livresques - en auto-entreprise

LES ENFANTS DE L'USINE AU PAYS DU MONT-BLANC d'Eric Solvas

LES ENFANTS DE L'USINE AU PAYS DU MONT-BLANC d'Eric Solvas

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LES ENFANTS DE L'USINE AU PAYS DU MONT-BLANC

 

Auteur : Eric Solvas

Editions : l'Harmattan

Date : 11.12.2020

Genre : témoignage

Pages : 113

 

Quatrième de couverture 

Ce livre est un élan de tendresse envers une petite cité ouvrière, celle de Chedde, au pied du Mont-Blanc, où toute une vie sociale s'est peu à peu éteinte sous les coups impitoyables de la désindustrialisation et de la financiarisation de l'économie. Ce récit impressionniste qui repose sur les souvenirs d'enfance de l'auteur, nous livre des bribes de cette mémoire sociale. C'est aussi un cri d'indignation et de colère. La petite cité, toujours considérée comme une verrue au pays de l'or blanc, est en effet aujourd'hui sacrifiée servilement pour répondre aux basses besognes de l'économie touristique du Pays du Mont-Blanc.

 

 = A V I S = 

CHEDDE une petite cité ouvrière qui abrite une population majoritairement constituée d'hommes et de leurs familles, travaillant dans l'usine.

Cela aurait pu se passer dans beaucoup de villes à l'après guerre. Entre les cités ouvrières, les cités minières, vous allez découvrir via le témoignage de l'auteur, le quotidien de ces enfants issus de cette population.

Mes grands-pères étaient mineurs dans le Gard. Je peux donc tout à fait comprendre et m'imprégner avec bonheur et souvenirs de ces anecdotes, qui ressemblent en de nombreux points à ceux entendues dans mon enfance.

Puis la difficulté de l'avancée de l'économie a eu pour conséquences de la disparition à moyen terme de ces métiers qui ont permis à beaucoup d'hommes de nourrir leur famille. Difficile alors de faire face au regard des autres quand on vient de cette cité ouvrière.

- Ah, tu viens de Chedde ?

Et d'autres nombreuses tirades toujours plus péjoratives les unes que les autres.

Et j'ai vraiment accroché sur le passage des nids douillets : ces sortes de cités où on construisait pour les travailleurs des maisons qui se ressemblaient toutes. Des espèces de zones où s'entassaient ces familles, à l'image des cités dangereuses (HLM et autres) que l'on trouvent aujourd'hui.

On a cette impression de devoir rassembler une certaine population pour les isoler du reste de la vie.

Mais la force de ce témoignage résulte je pense en cette tendresse qui semble émaner des mots de l'auteur; une tendresse que l'on sent présente chaque jour et dans chaque famille ouvrière.

Je vous conseille cette lecture.

 

 

Belle lecture ! 

 

 

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